zaterdag, december 31, 2011

Affaire Marcel Colignon en slachtoffers, kerkmensen wereldwijd








La Dernière Heure

31/12/2011Link

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Voilà qui avive la consternation et la déception des personnes qui l’ont bien connu.

À Flawinne (Namur) où l’abbé Colignon fut vicaire de 1968 à 1980, l’étonnement et la stupeur sont à leur comble : “C’est tellement loin; mais je me souviens qu’il était très affable, toujours correct. Il avait le contact facile avec tout le monde. Il était rieur, jovial. Jamais je n’aurais soupçonné…” , commente Albert Gaspard.

Jacques Weber, 80 ans, responsable du bulletin paroissial, garde, lui, un souvenir ému de l’abbé : “C’était un brave vicaire. Il courait dans tous les sens. Il s’occupait de la bibliothèque et faisait très bien son travail. Il assumait aussi la direction de la chorale. Je le vois encore durant les offices descendre quatre à quatre les marches du jubé pour venir prêcher son sermon : un sermon chronométré mais où l’essentiel était dit. Il était aussi très dynamique avec les jeunes, les scouts. Mon fils Jean-Pierre, qui à l’époque avait 15-17 ans, était très souvent en contact avec lui, vendant à ses côtés des articles pour l’opération de solidarité 48.81.00. Jamais un jeune ne s’est plaint de lui. Oui je l’appréciais tellement qu’en février dernier, j’ai tenu à rédiger un petit article en son souvenir dans le bulletin, tellement il figure parmi les personnalités qui ont marqué la paroisse.”

Lorsque l’abbé Colignon quitta la paroisse de Flawinne, un poème fut même rédigé en son honneur : “Notre bonheur s’achève car nous ne savons pas ce que sera demain, à l’heure où il nous faut céder un bon copain. À Surice demain, une autre vie commence. D’autres ouailles là-bas connaîtront cette chance que durant douze années nous goûtâmes avec vous… Devions-nous quelquefois patienter à genoux car au lit, vous restiez, bien que sonnant sans trêve, les cloches ne savaient vous arracher aux rêves. N’empêche, on vous regrette. Ne disons pas adieu mais plutôt au revoir. N’est-ce pas beaucoup mieux !”



Le premier village dans lequel a officié Marcel Colignon est Surice. Là-bas, les habitants ne comprennent pas comment cet homme a pu agir de la sorte. “Je vais à la messe tous les week-ends et je n’ai jamais eu aucun problème avec lui. Il parlait élégamment. Je ne l’ai jamais vu avoir un geste déplacé. Il a même redonné du tonus à la chorale de la paroisse de Surice. Plus qu’un curé, je le considérais comme un ami” , confie une habitante.

Une autre dame nous fait part de son étonnement. Elle aussi a été en contact avec l’abbé Colignon. “J’ai participé à des excursions avec lui, il a célébré mes deux communions et ma confirmation, il était là lors de ma retraite et il a baptisé mes enfants. Je ne regrette pas qu’il ait célébré ces fêtes car il a fait son travail sans avoir un seul excès avec ma famille. Mais aujourd’hui, je suis écœurée car jamais je n’aurais pu le soupçonner.”

À quelques kilomètres de là, à Omezée, un habitant le croisait de temps en temps depuis 1984. “J’ai appris ces faits par la presse. Marcel Colignon est très connu et apprécié ici. Cette affaire a jeté un vif émoi dans le quartier. Le mot qui résume cette situation : l’étonnement.”

Le dernier village dans lequel a officié l’ancien prêtre est Vodelée. Là-bas, quelqu’un qui a été enfant de chœur durant les années 1980 nous raconte. “Je l’ai été durant trois ans. J’allais faire ma grande communion quand il est arrivé. Il était jovial, nous jouions au tennis de table après le catéchisme, il passait prendre l’apéro chez l’un et puis une entrée chez un autre lors de certains évènements. Il jouait pour son plaisir à la balle pelote et allait régulièrement voir l’équipe de Surice au football. Jamais je n’aurais pu penser ça tant les souvenirs sont bons.”

Enfin, nous avons rencontré deux personnes très proches de Marcel Colignon. Mais elles n’ont pas désiré témoigner, visiblement très marquées par cette affaire. Les seuls mots qu’elles ont prononcés étaient : “C’était un supermec.”

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