Posts tonen met het label Frankrijk. Alle posts tonen
Posts tonen met het label Frankrijk. Alle posts tonen

donderdag, april 06, 2017

Ave. ave Het loerd op de bergen

bron: La parole liberée (1)
Dax, le 31 mars 2017

Chers fidèles du diocèse,

Au retour de l’Assemblée plénière des évêques à Lourdes, en raison d’une fatigue liée à diverses causes, j’ai besoin de repos pour quelque temps hors du diocèse.

Je me confie à la prière de tous les fidèles et les garde dans la mienne pour ces jours de montée vers Pâques.

† Mgr Hervé Gaschignard












bron la parole liberée
(1)
klik
 


zondag, april 24, 2016

Dans une ambiance qui s'annonce lourde, le cardinal Barbarin va réunir demain les prêtres de son diocèse de Lyon pour faire le point sur les affaires de pédophilie et d'agressions sexuelles qui le fragilisent et éclaboussent l'Eglise.
Selon l'invitation adressée aux prêtres, il s'agira de faire le «point sur les affaires en cours», les «décisions prises» et de plancher sur des «orientations nouvelles» pour les critères de nomination et d'accueil de religieux au sein du diocèse. Une rencontre dont devraient sortir peu de choses concrètes. 
Mais après des semaines de révélations en cascade et cinq plaintes accusant le cardinal Barbarin de n'avoir pas dénoncé ces agressions à la justice, elle permettra de prendre le pouls des religieux de terrain, ceux qui sont en contact direct avec les ouailles et ont pu échanger sur la réponse, souvent jugée insuffisante, de l'Eglise à ces scandales.
«L'état d'esprit est très lourd à mon avis. La lettre (envoyée) aux prêtres par +La Parole Libérée+ a fait mouche, il me semble. Elle a surtout créé la division dans le clergé entre négationnistes et +Savonaroles+», glisse un prêtre du diocèse sous le couvert de l'anonymat, en référence au prédicateur italien qui dénonçait au XVe siècle la corruption morale des prélats romains.
L'association «La Parole Libérée» regroupe des victimes de prêtres pédophiles et a notamment permis de mettre à jour les agissements, jusque-là tus, du père Bernard Preynat il y a plus de 25 ans sur des scouts de la région lyonnaise. Très active, elle a écrit cette semaine aux quelque 600 prêtres du diocèse en leur demandant de se faire «les porte-parole des victimes silencieuses» lors de la réunion de lundi.

Divisions en interne

Un courrier qui a pour l'instant reçu peu de réponses, selon François Devaux, un des fondateurs de l'association. «L'ensemble de cette institution est-elle à dérive sectaire ou est-ce qu'il y a des gens qui sont capables de se désolidariser de cette institution ?», se demande-t-il. Quelques réponses illustrent les divergences de vue sur le sujet.Certains ne semblent pas avoir pris la mesure du problème, à l'instar de ce prêtre qui écrit : «savez-vous que grâce (?) à vous, certains distributeurs des enveloppes du denier de l'Église se sont mis en grève ?». D'autres soutiennent la démarche des victimes et proposent par exemple que le diocèse se constitue partie civile devant la justice afin de «lever toute ambiguïté sur la position du diocèse : du côté victimes, plutôt que du côté des prêtres agresseurs», écrit un religieux de la banlieue lyonnaise. 
Six affaires de pédophilie ou d'agressions sexuelles empoisonnent la vie du diocèse de Lyon depuis quelques mois, certaines en cours d'examen par la justice, d'autres déjà jugées et refaisant surface.
La principale est celle du père Bernard Preynat, mis en examen fin janvier pour des agressions pédophiles sur des scouts entre 1986 et 1991.
Parallèlement à ce dossier, Mgr Barbarin est visé par quatre plaintes pour non-dénonciation d'agressions sexuelles.
Un haut responsable du ministère de l'Intérieur a également porté plainte contre le cardinal, auquel il reproche de ne pas avoir écarté un autre prêtre du diocèse, contre lequel il avait porté plainte en 2009 pour des attouchements sexuels commis à ses 16 ans et à sa majorité (affaire classée pour prescription).
Le cardinal Barbarin de son côté nie catégoriquement avoir couvert des faits de pédophilie. Reste que ces révélations ont obligé l'Église de France à se montrer plus ferme sur le sujet : elle a annoncé récemment une série de mesures dont la mise en place de cellules d'écoute des victimes.

L'ex-prêtre mis en examen

Jean-Marc Desperon, l'ex-prêtre du Tarn-et-Garonne âgé de 62 ans, a été mis en examen hier à Montauban pour «agression sexuelle aggravée sur mineur». Il a été placé sous mandat de dépôt.
L'homme, qui avait été «exfiltré» du diocèse de Lyon en 1994, avait disparu il y a quelques jours dans le Tarn-etGaronne avant d'être retrouvé chez lui par les gendarmes. C'est une amie du suspect qui avait déclaré la disparition. Elle avait aussi fait part aux autorités d'une confession de l'homme relative à des attouchements dans sa sphère familiale sur un mineur de 15 ans à Toulouse.

vrijdag, april 22, 2016

Communiqué La Parole Liberée

KLIK

La Parole Liberée


L'association a adressé une lettre aux 600 prêtres du diocèse de Lyon

21 Avril 2016 : De nombreux prêtres assurent déjà par courrier privé leur soutien à l'action de l'association.

Dans cette lettre envoyée mardi 19 avril, "La Parole Libérée" demande aux prêtres du diocèse de manifester leur solidarité avec leur action et de rompre l'omerta, ceci notamment lors de la réunion prévue le 25 avril à laquelle ils ont tous été invités par Monseigneur Barbarin.


Mon Père,

Ce courrier émane de l’association LA PAROLE LIBEREE regroupant les victimes présumées du père PREYNAT (63 se sont manifestées à ce jour).

Cette association a pour but d’apporter un soutien psychologique et humain aux victimes tant par une entraide quotidienne et solidaire que par un travail d’investigation pour tenter de comprendre comment un prêtre au passé aussi lourd et aux exactions aussi nombreuses a pu bénéficier de tant de considération (doyenné en 2013) et rester en ministère auprès d’enfants jusqu’au 31 Août 2015.

Notre volonté est que la VERITE soit faite sur ce dossier et que l’Eglise puisse enfin être une maison sûre dans laquelle nous parents, aurions une confiance pleine et sereine au point de confier ce que nous avons de plus précieux : NOS ENFANTS ….

Il nous semble que vous prêtres, comme nous victimes, sommes pris au piège de l’omerta imposée par l’Institution et il nous faut mener une action forte et déterminée pour rompre avec un passé impur.

Cette omerta est préjudiciable pour chacun d’entre nous. Elle confisque à la fois parole et confiance.
Pourtant notre action est soutenue de l’intérieur.

De très nombreux et très poignants témoignages arrivent à notre association par mails, courriers … et tous nous enjoignent de poursuivre notre chemin, de ne pas céder aux pressions, aux manipulations exercées par des spécialistes de la communication qui tentent de nous faire passer pour des « complotistes » acharnés… NOUS ne sommes rien de tout cela, nous avons simplement besoin de comprendre pour guérir, guérir individuellement certes mais aussi guérir notre Eglise malade de ses secrets, ses travers ….et aller vers une Eglise RESPONSABLE et DIGNE de sa mission.

Sur notre chemin de VERITE il nous a semblé que ce renouveau ne peut passer que par nous tous, ensemble, nous qui sommes le cœur de cette Eglise.

Notre Cardinal ne répond plus que par l’intermédiaire de ses avocats et son directeur de Cabinet lui fait répondre par l’agence de communication de crise et se défendent sur un débat juridique quand nous demandons un débat moral.

Voici quelques-unes de nos interrogations :

1/ Pourquoi le Diocèse de Lyon a attendu plusieurs mois avant de donner une suite concrète au courrier de la CDF ?

2/ Pourquoi le cardinal a-t-il d’abord dit avoir été mis au courant en 2014 puis 2007 ?

3/ Les membres du Diocèse de Lyon pourraient-ils sous la foi du serment assurer qu’ils n’ont pas été mis au courant du cas Preynat entre 2002 et 2007 ?

4/ Tout le monde a bien compris que le cardinal n’avait pas couvert d’actes pédophiles … pourquoi répondre systématiquement par ce sophisme alors que les victimes se demandent ce qu’il est advenu dans le diocèse du prêtre au passé pédophile, passé reconnu par l’intéressé lui-même ? La Parole libérée Association d’aide aux anciens du Groupe Saint Luc victimes de pédophilie 1970 -1991

5/ Pourquoi avoir fait le choix de recourir aux services d’une agence de communication spécialisée dans la gestion de crise pour demander pardon à des victimes, alors qu’il était simple d’agir en conséquence en assumant et en reconnaissant les manquements évidents?

6/ Ne serait-il pas nécessaire de rendre des comptes aux fidèles sur le financement de son système de communication ? Il va de soi que le Denier du culte ne peut être une réponse moralement acceptable.

7/ Pourquoi le cardinal a-t-il demandé pardon aux victimes en général au lieu de demander pardon aux victimes lyonnaises en particulier? Est-ce un coup de communication ? Cela a-t-il sa place dans le cadre liturgique ? Peut-on demander pardon au nom d’un prêtre pédophile quand on l’a soi-même promu en connaissance de cause? Peut-on entrevoir une sincérité dans cette réponse ?

8/ Pourquoi laisser des avocats faire allusion à la cagoule et aux collabos quand on parle de viols d’enfants d’une dizaine d’années et de graves dysfonctionnements alors qu’il s’agit d’une obligation légale de la dénonciation d’acte pédophiles tant au niveau des lois pénales que canoniques? Laisser faire de telles allusions amènera-t-il à une issue sereine et saine?

9/ Pourquoi laissez faire apparaitre, en cette année de la Miséricorde, une action de prise de conscience réalisée par les victimes pour le bien de l’institution comme étant une campagne de lynchage médiatique alors que des dizaines de victimes ont souffert d’actes effroyables ?

10/ Comment pourrait-on accorder notre confiance à un homme qui nous a délibérément menti dans ses communiqués officiels, fuyant sa responsabilité. Celui-ci peut-il encore avoir une crédibilité dans le salut de notre Eglise ?

Les victimes, enfants de l’Eglise, ont dû affronter leur honte, leur souffrance, mettant en péril leur équilibre personnel pour grandir notre société et cette institution. Pour replacer celle-ci au rang moral qui doit être le sien, quoi qu’il en coûte. Cela ne suffira pas. Aujourd’hui, ce débat doit être porté au sein même de l’institution, par ses dignes représentants. Il est de la responsabilité de chacun d’agir ou de consentir.

Nous vous proposons et vous remercions de profiter de cette réunion du 25 AVRIL organisée par le cardinal pour initier un renouveau, faire de notre Eglise une institution engagée, bienveillante et référente morale, prête à assumer et à combattre ses erreurs avec honneur, dignité et responsabilité pour le salut de son âme.

Si notre démarche fait sens pour vous et que vous souhaitez nous aider, vous pouvez nous contacter par mail : laparoleliberee@gmail.com

Enfin n’hésitez pas à être les porte-paroles des victimes silencieuses que nous représentons en affichant ce simple autocollant ci joint à ce courrier. La place que nous lui souhaiterions est sur votre cœur si le courage et l’espoir vous y amènent.

Soigner notre Eglise c’est lui permettre de se recentrer sur ses fondations

« La vérité vous rendra libres » Jean 8: 32

« Laissez les petits enfants, et ne les empêchez pas de venir à moi » Mathieu 19:14

François DEVAUX, Bertrand VIRIEUX, Alexandre HEZEZ pour LPL
Contact : 324 rue Francis de Pressensé - 69100 Villeurbanne

www.laparoleliberee.fr

woensdag, april 13, 2016

L'Église veut ouvrir les anciens dossiers de pédophilie


Le Figaro
12-4-2016

Selon une association de victimes, une trentaine de diocèses seraient concernés.


La vraie nouveauté des mesures annoncées, mardi à Paris, par la Conférence des évêques de France, pour renforcer «la vigilance» et la lutte contre les prêtres pédophiles, ne réside pas dans la création de «cellules d'accueil, d'écoute et d'accompagnement» pour les victimes dans tous les diocèses assortie d'un site Internet d'accueil et d'une adresse mail paroledevictimes@cef.fr. Plusieurs diocèses en disposent déjà, à commencer par celui de Lyon, mais «elles n'ont pas fait preuve d'efficacité», observe Bertrand Virieux, secrétaire de l'association de victimes La parole libérée. Il se souvient d'une «confrontation agressé-agresseur» dans le cadre de cette cellule «qui n'avait rien donné essentiellement par manque de compétence des personnes en charge».

Ce qui fut d'ailleurs l'une des raisons profondes des scandales qui secouent le diocèse de Lyon car les victimes du père Bernard Preynat - il y en a 64 recensées à ce jour par La parole libérée - ont finalement constaté qu'elles n'avaient pas réussi à se faire entendre en voyant ce prêtre toujours potentiellement au contact d'enfants en 2015.

Un engagement public
La vraie nouveauté est plutôt dans l'engagement public pris par le président de la Conférence épiscopale, Mgr Georges Pontier, au nom du «Conseil permanent» (composé de dix évêques élus), de «faire la lumière» sur «les cas particuliers», «mêmes anciens» qui «demeurent» dans «l'histoire des diocèses»: «Nous nous engageons à faire ce travail comme nous le faisons sur les cas portés à notre connaissance par les victimes.»

Ce qui veut dire - à la suite de l'affaire lyonnaise qui a vu effectivement resurgir, sous l'épiscopat du cardinal Barbarin des affaires gérées par trois de ses prédécesseurs -, que l'Église de France est décidée à ne plus seulement réagir à des plaintes courantes mais à mener une sorte d'inventaire de tous ses prêtres. Ceux dont la mémoire du diocèse murmure qu'ils ont été impliqués dans des affaires de pédophilie, mais sans jamais être inculpés, faute de plaintes. Ceux qui furent inculpés, jugés, qui ont accompli une peine judiciaire, puis ont été réintégrés dans une fonction pastorale. L'idée, a expliqué Mgr Pontier, une fois ces cas repérés, sera de «prendre des mesures conservatoires nécessaires» afin «de tout mettre en œuvre pour protéger les enfants et les jeunes». Par exemple, une «suspension immédiate» du sacerdoce quitte «à aménager» ensuite la décision.

Mais l'archevêque de Marseille n'a pas caché «la difficulté» pour les évêques qui ne sont pas des «employeurs» de prendre de telles décisions en raison de «la proximité» avec leurs prêtres et de la «relation de confiance» qu'ils entretiennent avec eux. Ému, le président des évêques a même eu du mal à réprimer son indignation face à «la violence» d'une société qui «jugerait quelqu'un, impardonnable, jusqu'à sa mort» parce qu'«il n'aurait plus aucune chance de redémarrer!», rappelant haut et fort la prégnance de la culture chrétienne du «pardon».

Il a alors dit ne pas pouvoir oublier «le visage» de ces «prêtres» qui ont effectivement très gravement fauté mais tout autant les visages des «victimes et de leurs familles». Expliquant alors indispensable pour les évêques, l'assistance d'un conseil «extérieur» au diocèse pour les aider à retirer «par précaution» un prêtre du service même pour des affaires très anciennes et non instruites.

D'où l'annonce de la seconde mesure phare: la création, avant l'été, d'une «commission nationale d'expertise indépendante» présidée par une «personnalité laïque qualifiée» assistée d'experts (anciens magistrats, médecins, psychologues, parents). En cas de doute l'évêque pourra la saisir afin de trancher.

Bertrand Virieux dont l'association La parole libérée a actuellement reçu des plaintes «d'affaires anciennes dans une trentaine de diocèses en France» refuse de «dénigrer» ce train de mesures épiscopales. Mais il se demande: «Pourquoi ne pas interdire immédiatement de tout contact pastoral tout prêtre, impliqué dans des violences sexuelles ou des actes pédophiles?»



zondag, april 10, 2016

En Guyane, un prêtre soupçonné de pédophilie placé en garde à vue

Le Monde


Par 
Il a été signalé par son propre évêque. Vendredi matin, à 8 heures (heure de Guyane), un prêtre de 65 ans, curé à Macouria, en Guyane française, a été placé en garde à vue à la gendarmerie de Kourou. Le père H. est soupçonné d’attouchements sexuels sur un mineur de 14 ans. 

Une enquête avait été ouverte à la suite du signalement de ce prêtre par l’évêque de Cayenne, Mgr Emmanuel Lafont, et plusieurs plaintes ont été déposées contre lui.

« Selon le jeune garçon, les faits présumés se seraient passés au dernier trimestre 2015 », explique au Monde Eric Vaillant, procureur de la République. « Le jeune en a parlé à sa mère il y a quelques jours, qui l’a dit à des membres du clergé, puis à l’évêque », précise le procureur. 

« Lundi soir, la mère et l’enfant sont venus me voir à l’évêché », confie au Monde Mgr Laffont. Selon eux, les faits présumés ont eu lieu « chez le prêtre »,précise le prélat. « Le lendemain, il était convoqué à l’évêché : il a nié les faits. Je lui ai demandé de quitter sa paroisse, et de se rendre à la gendarmerie », poursuit Mgr Laffont.

Jeudi, le curé se rend à la brigade de gendarmerie de Macouria, et l’évêque prévient le procureur de la République. « S’il ne s’était pas présenté, j’aurais alerté les autorités », assure Mgr Laffont.


Selon nos informations, lors de ce premier entretien, le prêtre évoque les accusations pesant sur lui, mais nie, à nouveau, son implication. Les gendarmes entendent ensuite l’enfant, qui relate « des faits – présumés – juridiquement qualifiables d’agression sexuelle, ce qui justifie le placement en garde à vue du curé, vendredi matin », explique le procureur. « Le prêtre reconnaît avoir fait des câlins », note vendredi soir Eric Vaillant, qui demande la prolongation de la garde à vue. Le parquet a également demandé une expertise pédopsychiatrique pour l’enfant, et envisagé une expertise psychiatrique pour le prêtre.

Un prêtre originaire d’Haïti

« En apprenant qu’il était en garde à vue, je suis tombé des nues », lâche Jean-Marc Amboise, membre du conseil paroissial de Mirza, un quartier populaire de Cayenne, où ce prêtre a officié, de 2008 à 2014. « Je n’ai jamais eu de soupçon, ni reçu de plaintes des jeunes de la paroisse », poursuit Jean-Marc Amboise, qui coordonnait également à l’époque la cinquième année de catéchisme. « C’était un curé dynamique, qui a contribué à réhabiliter l’église, la toiture, le presbytère… il a aussi lancé une collecte et mobilisé des fonds publics pour édifier un clocher. »

Originaire d’Haïti, ce prêtre est missionnaire de la congrégation des Oblats de Marie Immaculée. Après avoir exercé au Canada, il est arrivé en Guyane en 2008 pour officier d’abord à Cayenne, puis, depuis moins de deux ans, à Soula, dans la partie résidentielle de ce quartier en pleine expansion, dans la commune de Macouria, entre Cayenne et Kourou. « Je pense d’abord à l’enfant et au choc qu’il dit avoir subi, je lui dis toute ma compassion et l’horreur par rapport aux faits allégués », confie l’évêque de Guyane. « Pour le reste, je fais confiance à la justice ».


Mgr Lafont, une figure d’ouverture
Mgr Lafont, évêque de Cayenne depuis 2004, est plutôt considéré comme une figure d’ouverture au sein de l’épiscopat français. Ce missionnaire a notamment été prêtre en Afrique du Sud de 1983 à 1996 et s’est beaucoup engagé dans la lutte contre l’apartheid.

Dans un tweet posté jeudi, il déclarait : « Est péché, selon la Parole de Dieu, tout ce qui blesse l’intégrité spirituelle, affective ou physique d’une personne surtout d’un enfant. »


Cette affaire survient alors que plusieurs affaires de pédophilie dans le diocèse de Lyon ont mis à mal le cardinal Philippe Barbarin, visé par une plainte pour non-dénonciation d’agression sexuelle.




  • Laurent Marot (Cayenne, correspondance)


Guyane : un prêtre soupçonné de pédophilie placé en garde à vue

Le Figaro 

8-4 - 2016 


Plusieurs plaintes avaient été déposées contre l'homme d'Église qui est «allé dénoncer ses propres agissements» à la gendarmerie de Macouria, à la demande de l'évêque de Cayenne.

Après le diocèse de Lyon, c'est au tour du diocèse de Cayenne d'être secoué par une affaire de pédophilie. Un prêtre de Guyane a été placé vendredi matin en garde à vue à Kourou, a indiqué à l'Agence France-Presse une source proche du dossier. Visé par plusieurs plaintes, ce prêtre de 67 ans est notamment soupçonné d'attouchements sur un mineur de 14 ans, a précisé le procureur dans un communiqué. A la demande de l'évêque de Cayenne, Mgr Emmanuel Lafont, qui avait contacté le procureur, l'homme d'Eglise est «allé dénoncer ses propres agissements» à la gendarmerie de Macouria.

Une enquête, confiée à la brigade des recherches de la gendarmerie de Kourou, avait été ouverte contre le prêtre qui avait fait l'objet d'un signalement de la part de son évêque, personnalité considérée plutôt comme une figure d'ouverture au sein de l'épiscopat français. Depuis le pontificat de Benoit XVI, les évêques ont obligation d'appliquer une politique de transparence sur ces sujets, comme le rappelait Le Figaromi-mars. Pour qu'une enquête soit ouverte, ils doivent faire un signalement auprès de la justice.

Dans un message posté sur son compte Twitter jeudi, Mgr Emmanuel Lafont, qui a notamment été prêtre en Afrique du Sud et s'est beaucoup engagé dans la lutte contre l'Apartheid, déclarait: «Est péché, selon la Parole de Dieu, tout ce qui blesse l'intégrité spirituelle, affective ou physique d'une personne surtout d'un enfant.»

Cette nouvelle affaire intervient dans un contexte tendu pour l'Église française. Depuis plusieurs semaines, le diocèse de Lyon est secoué par des scandales de pédophilie. Il est notamment reproché au cardinal Philippe Barbarin d'avoir couvert de tels actes dans sa juridiction, ce qu'il nie.
(Avec AFP)
La rédaction vous conseille :
   -     Le cardinal Barbarin face à un nouveau témoignage mettant en cause un autre prêtre
- PREMIUM. Pédophilie: l'épiscopat confronté à une équation complexe

maandag, februari 15, 2016

Lyon: lettre au Saint Père,


Très Saint Père,

Nous sommes les fondateurs et représentants d'une association d'Aide aux Victimes (La Parole Libérée) d'un prêtre pédophile récemment mis en examen pour agressions sexuelles sur mineurs de moins de 15 ans et ayant sévi dans un Groupe de Scouts entre 1970 et 1991 en France, dans la banlieue de Lyon, dans le diocèse du Rhône dirigé actuellement par le Cardinal Philippe Barbarin, Archevêque et Primat des Gaules, et pour lequel un de nos membres vous a déjà écrit en 2015 à deux reprises.

Nous nous en remettons à votre bienveillance et à votre écoute, après avoir découvert dans la presse qu'un texte émanant du Vatican et paru le 11/02/16 écrit par Monseigneur Tony Anatrella, consultant pour le Conseil pontifical pour la famille, remettait complètement en question vos propos sur votre priorité absolue à traiter avec la plus grande fermeté le lourd problème de la pédophilie au sein de notre Eglise. Il y est en effet écrit, entre autre, "qu'il n'incombe pas forcément à un évêque de signaler les suspects aux autorités, à la police ou à un procureur s'ils sont informés d'un crime ou d'un acte immoral".

Or vous aviez, très Saint Père, appelé vous même à "une tolérance zéro" en la matière, en précisant sans ambiguïté que "tout doit être fait pour débarrasser l'Eglise du fléau des abus sexuels". De même, la congrégation pour la Doctrine de la Foi, (en accord d'ailleurs avec la Conférence des Évêques de France) à écrit que "l'on suivra toujours les prescriptions des lois civiles en ce qui concerne le fait de déferrer les crimes aux autorités compétentes, sans porter atteinte au for interne sacramantel" Vous aviez également dit face à des victimes d'actes de pédophilie perpétrés par des religieux et rencontrés aux Etats-Unis en septembre 2015 que "Dieu pleure pour ceux qui ont été agressés. Ceux qui ont souffert sont devenus de vrais héros de la miséricorde" et que "les responsables répondront de leurs actes".
En cette année de la Miséricorde, il apparait justement que ces victimes, ces enfants, nécessitent la plus grande protection vis à vis des prédateurs dont les crimes sont condamnés fermement par la Justice civile et canonique. Comment ne pas s'inquieter de constater que vos recommandations fortes et claires soient mises en contradiction  totale par ces écrits qui laissent la porte ouverte au culte de la dissimulation complice et coupable de faits criminels ?

Vous êtes l'Autorité morale supreme vers laquelle tant de fidèles se tournent et nous vous prions donc instamment d'intervenir.

Que votre Sainteté soit assurée de notre plus profond respect.

François Devaux
Bertrand Virieux
Alexandre Hezez


donderdag, februari 11, 2016

La Parole Liiberée : Aide et Assistance aux Victimes d'Actes de Pédophilie au Groupe Scout Saint Luc 1970 - 1991

LA PAROLE LIBÉRÉE

est une association loi 1901 créée le 17 décembre 2015. Elle constitue un espace d’expression et de soutien aux victimes des actes de pédophilie qui se sont déroulés au sein du Groupe Saint Luc de 1970 à 1991. Les acteurs malheureux de cette période étaient des enfants, restés pour la plupart muets, incompris et seuls face au comportement déviant d’un prêtre à l’aura et au charisme trompeurs.
Aujourd’hui ce sont des hommes dont la parole, enfin se libère de la chape silencieuse sous laquelle certains adultes les avaient confinés. Les objectifs principaux de cette association sont d’enfin faire reconnaître les traumatismes que ces enfants ont subis et dont ils portent encore les fêlures, mais aussi de lever le voile sur la responsabilité de l'Archevêché de Lyon qui n’a peut-être pas pris les mesures à la hauteur de la gravité des actes commis (voir l'onglet "La Position du Diocèse de Lyon").



N'hésitez pas à adhérer nous avons besoin de votre aide !


APRÈS LE GROUPE SAINT LUC ?

Après 1991, le prêtre incriminé s'est retrouvé dans de nombreuses autres paroisses au contact d'enfants. Neulise, Cours la Ville,  Le Coteau... A-t-il continué ses actes abominables (voir l'onglet "L'Après Groupe Saint Luc")

Nous sommes aussi concernés par cette période !

N'hésitez pas à nous contacter !
 Lien sur le blog Ranchal Vert : http://www.ranchalvillagevert.fr/forum.html



Le diocèse de Lyon face au passé d’un prêtre pédophile

La Croix 


Céline Hoyeau, à Lyon


Bertrand croyait cet homme mort depuis longtemps. Mais un article de presse lui révélait en décembre qu’il était en vie. Et pas seulement. La photo, datée du 15 août, montre le P. Bernard Preynat entouré d’enfants. Ils ont l’âge de ceux de Bertrand… L’âge, aussi, que ce cardiologue lyonnais avait lorsqu’il eut à subir les attouchements du même « père Bernard », en 1980, alors qu’il avait à peine 10 ans.
Choqué de découvrir que ce prêtre a été laissé au contact de mineurs toutes ces années, Bertrand a cofondé avec d’autres victimes une association – « La Parole libérée » – pour « briser l’omerta sur la pédophilie dans l’Église ».
Aux yeux de ce cardiologue, le silence, comme en médecine, est délétère : « La pédophilie est un cancer pour le corps qu’est l’Église, et elle génère ses métastases si l’on ne s’en occupe. » « Nos parents ont peut-être pu se taire, mais nous sommes d’une génération qui ne peut plus supporter cela », abonde une autre victime présumée, Alexandre, 44 ans, dans la finance et père de cinq enfants.
« S’il faut un village pour élever un enfant, il faut aussi un village pour en abuser », cite Alexandre, frappé par cette formule choc du film Spotlight, sur les scandales pédophiles à grande échelle que le diocèse de Boston a couvert jusqu’en 2002 et dont la sortie concomitante en France a encouragé « la Parole libérée »dans son action.

Le prêtre a été mis sous examen

Alexandre, Bertrand, mais aussi François, Laurent, Christian, Didier et tant d’autres du groupe scout Saint-Luc, à Sainte-Foy-lès-Lyon. L’affaire, qui fait l’objet d’une enquête judiciaire, semble d’envergure.
Par son ampleur : le prêtre, âgé de 71, ans a été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire « pour agressions sexuelles aggravées » sur des scouts après que quatre plaintes ont été déposées en mai 2015 ; il a aussi été placé sous le régime de « témoin assisté » pour trois « viols ».
Mais, selon le registre tenu par Bertrand, qui a gonflé à mesure que les témoignages – pour la plupart prescrits – affluaient surle blog ouvert en décembre par l’association (1), il y aurait environ « 45 victimes déclarées ». Sans précédent aussi parce que le prêtre lui-même a toujours reconnu ces faits, ce qui est plutôt rare dans ce type de drame. Et parce qu’ils ont longtemps été couverts.

Le « père Bernard » entraîne ses « chouchous » à l’écart

1972, Sainte-Foy-lès-Lyon, paroisse Saint-Luc, dans la banlieue ouest. Décrit comme effacé, le curé, le P. Plaquet, est rejoint par un jeune vicaire doté d’une forte autorité naturelle. Ce « génie de l’organisation » a créé une troupe scoute indépendante, le groupe Saint-Luc (GSL). Camps, grands jeux, levers de drapeaux : très vite, le GSL attire jusqu’à 400 enfants.
Le P. Preynat s’entoure de jeunes chefs et cheftaines ainsi que de parents qui le vénèrent. « On l’aimait bien mais on le craignait, se souvient Claire (2), scoute de 1972 à 1977. Très tôt, dans ma conscience d’enfant, j’avais compris qu’il préférait les garçons. » Côté face, le « père Bernard » entraîne ses« chouchous », des scouts de 7 à 11 ans, à l’écart ou profite des trajets en bus pour leur imposer gestes déplacés et attouchements.
Pour Laurent, 47 ans, ce calvaire a duré de la fin 1979 à 1982. « Je savais qu’il le faisait avec d’autres, même si c’était difficile à mettre en mots. Que dire ? Et à qui ? Nous sentions un mur en face de nous, de la part de ceux qui le niaient. Le P. Preynat incarnait une autorité phénoménale. »

Une pétition est lancée par les paroissiens en soutien au prêtre

À la même époque, pourtant, la mère de Bertrand, à qui son fils s’est confié, convoque le prêtre qui s’excuse. Le P. Plaquet et le diocèse sont informés mais des paroissiens lancent une pétition en soutien au P. Preynat. « Comment un homme qui aime autant la Sainte Vierge pourrait-il commettre de tels actes ? », s’indigne alors une maman.
Il faut attendre dix ans plus tard, et la remarque candide du fondateur de La Parole libérée, François Devaux, âgé de 10 ans à l’époque, pour que la machine s’emballe : « Rentrant d’une réunion scoute, j’ai dit à mes parents, tout fier : “Le P. Bernard m’aime très fort et il m’a même embrassé sur la bouche !” Ils m’ont aussitôt retiré du groupe. »
C’était en mai 1990… Il faudra encore plusieurs mois et toute leur ténacité pour faire bouger les choses. Dans une lettre du 14 février 1991 adressée sous forme d’ultimatum au cardinal Decourtray, le primat des Gaules de l’époque, et alors que deux autres enfants ont avoué avoir subi ces mêmes agissements, Madame Devaux menace d’alerter la justice si le P. Preynat n’est pas renvoyé sur-le-champ et écarté de tout contact avec des enfants.

Le prêtre est finalement débarqué en février 1991

La réponse du cardinal est immédiate : « Il y a du ”diabolique” dans cette affaire et le “coupable” n’est qu’une victime que je vais tenter de libérer. » Convoqué le même jour, le P. Preynat écrit aux Devaux : « Je n’ai jamais nié les faits qui me sont reprochés, ils sont pour moi une blessure profonde dans mon cœur de prêtre. » Il sera finalement débarqué avant le camp d’hiver et envoyé chez les Petites Sœurs des pauvres.
Pourquoi a-t-il fallu tant de temps, alors qu’en février 1991 « personne n’a été surpris », selon plusieurs témoins ? « À l’époque, on ne disait rien, c’était tabou. Certains pensaient qu’il s’agissait de calomnies… », souligne Jean-Noël Guinot, père de trois scouts. L’autorité et l’aura du P. Preynat ont sans doute grandement contribué au silence, emblématique d’une époque.
« C’était un homme remarquable par ailleurs. Il nous semblait ce qu’il fallait pour nos enfants », se souvient Guy, dont les trois enfants ont été scouts. Lui-même et sa femme ont continué, avec d’autres couples, à « soutenir spirituellement le père, après son départ ».

Les familles enfouissent le secret

Des zones d’ombre demeurent. Beaucoup de prêtres de l’époque sont morts, à commencer par l’archidiacre, Mgr Faivre, mais aussi le curé de Saint-Luc… Pourquoi n’a-t-il rien dit ? « Il y avait une sorte de solidarité entre eux. Le P. Plaquet n’a jamais voulu en parler par la suite, même à ses confrères, et lorsque Preynat a été déplacé à Neulise, il a demandé à le suivre », avance le P. Michel Desvignes qui succéda aux deux hommes en 1991.
Affaire classée ? Pendant vingt-cinq ans, les victimes et leurs familles ont enfoui ce secret. « Le cardinal Decourtray nous avait assuré avoir fait le nécessaire », explique François Devaux. Après six mois chez les sœurs, le P. Preynat sera finalement muté dans une paroisse, à Neulise (Loire).
« À l’époque, le cardinal a fait ce que le Vatican lui demandait, on déplaçait le prêtre, on protégeait l’institution », affirme Régine Maire, chargée par l’actuel archevêque, le cardinal Philippe Barbarin, de recevoir les victimes.

La colère des victimes se porte aujourd’hui contre le diocèse de Lyon

Alors que l’épiscopat français a adopté des normes sur la pédophilie en 2002 et que Benoît XVI puis le pape François ont été très fermes sur la « tolérance zéro », la colère des victimes se porte aujourd’hui contre le diocèse de Lyon.
Elles ne comprennent ni le choix d’avoir maintenu le P. Preynat en poste – il a été nommé doyen en 2013 –, ni les lenteurs à le décharger de ses fonctions à la suite du courrier d’alerte adressé par Alexandre au cardinal Barbarin en juillet 2014. Le jeune financier vient alors d’apprendre, au détour d’une conversation, que le curé assure toujours le catéchisme…
« Si je n’avais alerté le diocèse, il serait encore à Thizy », déplore Alexandre. En septembre 2014, il rencontre Régine Maire, qui organise une confrontation avec le prêtre. Puis écrit de nouveau au cardinal, le 27 décembre, « choqué que rien ne se passe », et lui envoie le témoignage d’une autre victime.

Le diocèse tarde à retirer sa charge au P. Preynat

Le 15 mars 2015, ce dernier répond avoir annoncé au P. Preynat lui retirer sa charge. Mais à Pâques, le prêtre est toujours en poste. Alexandre écrit au pape et au procureur de la République. Bernard Preynat quittera finalement sa paroisse le 31 août.
« Les échanges de correspondance avec Rome ont ralenti le processus », indique Régine Maire. Une victime présumée, Laurent, assure en outre avoir rencontré Mgr Thierry Brac de la Perrière, alors évêque auxiliaire, le 24 juin 2011. « Il m’a bien dit alors : “Nous avons Preynat à l’œil” », affirme Laurent. Interrogé par La Croix,l’évêque affirme « ne pas se souvenir de ce rendez-vous », préférant « ne pas s’exprimer sur cette affaire ».
Comme en 1991, le départ du P. Preynat suscite de fortes tensions dans le diocèse. Certains paroissiens se sentent trahis. D’autres fidèles ne nient pas les faits mais ne comprennent pas pourquoi on ressasse ces scandales.

À l’évêché, le dossier du prêtre était resté « quasiment vide »

« Le cardinal Decourtray a agi selon ce qu’il jugeait bon. Ce qui me blesse, ce sont ces attaques qui font beaucoup de mal à l’Église », estime Denise Bouteille, 80 ans. Ses trois enfants ont été au groupe Saint-Luc. « Lorsqu’on disait à mon défunt mari qu’ils étaient bien élevés, il répondait que c’était en grande partie grâce au P. Preynat. »
Tout homme n’a-t-il pas droit à une deuxième chance ? C’est manifestement le pari qu’a fait le cardinal Barbarin à l’égard de ce prêtre dont il a pris connaissance du lourd passé cinq ans après son arrivée à Lyon.
À l’évêché, le dossier du prêtre était du reste « quasiment vide »,hormis la lettre des Devaux et une autre de paroissiens dénonçant des « calomnies ». « À ce jour, et à la connaissance du diocèse, aucune plainte n’a été déposée contre ce prêtre pour des faits postérieurs à 1991 », soulignait l’archevêché le 12 janvier dans un communiqué, précisant que « ce prêtre n’aurait pas connu de nouvelles missions si les faits reprochés en 1990 survenaient aujourd’hui ».

Un « prêtre pédophile en test » ?

« Quand bien même… Comment le cardinal peut-il écrire que l’Église veut être une “maison sûre” ? Accepteriez-vous de courir le risque de confier vos enfants à un “prêtre pédophile en test” ? Cela me semble d’une irresponsabilité gravissime », tempête François Devaux, 36 ans, maître d’œuvre dans la rénovation à Villeurbanne.
Lors d’une confrontation avec le P. Preynat et leurs avocats, fin janvier, ce père de trois filles rapporte que le prêtre lui aurait assuré que « tous les cardinaux (3) ont toujours été au courant ».
(1) Une dizaine de témoignages ont été publiés sur le blogwww.veritegroupesaintluc.fr/
(2) Certains prénoms ont été changés.
(3) Decourtray, Balland, Billé et Barbarin.



zaterdag, januari 19, 2013

Amiens Stéphane Gotoghian, Fresseneville,


19 januari 2013
bron
AMIENS (RKnieuws.net) - Een 38-jarige priester van het bisdom Amiens is gisteren in verdenking gesteld voor seksueel misbruik van minderjarigen. Dat meldt de Franse krant La Croix.



De feiten zouden plaats gevonden hebben in 2010 en 2011 en zouden slaan op drie jongelui. De priester heeft aan de onderzoeksrechter opgebiecht dat hij zich vergreep aan twee van de drie jongeren. De onderzoeksrechter heeft hem na ondervraging in voorlopige vrijheid gesteld tegen het advies van de openbare aanklager in om de geestelijke naar de gevangenis te sturen. De onderzoeksrechter heeft de priester verboden nog contact te hebben met minderjarigen.

Mgr. Jean-Luc Bouilleret heeft medegedeeld dat de priester, die in 2003 werd gewijd, zijn ambt niet meer mag uitoefenen. De bisschop heeft inmiddels zijn excuses aangeboden aan de slachtoffers en hun families en aan allen die zich door de feiten gekwetst voelen.


Le prêtre Stéphane Gotoghian, âgé de 38 ans, a été mis en examen vendredi à Amiens pour des agressions sexuelles sur trois adolescents.
Le prêtre, qui exerçait jusqu'ici dans la paroisse de Fressenneville (Somme), a reconnu les faits. Il a été mis en examen pour agressions sexuelles sur mineurs par personne abusant de l'autorité conférée par sa fonction, a expliqué son avocat, Me Guillaume Demarcq.
Il aurait abusé sexuellement de trois adolescents, dont l'un aurait été victime des «caresses appuyées» de l'ecclésiastique en 2004-2005 et les deux autres en 2010-2011, selon l'avocat.
L'homme d'église a été interpellé mercredi matin après qu'une des victimes, désormais jeune majeur, a déposé plainte au commissariat d'Amiens.
Placement en détention
«Il ne prend conscience que maintenant de la souffrance» causée par ses actes présumés, a expliqué son avocat, selon qui «il n'en avait absolument pas conscience».
Pour le défenseur du prêtre, il s'agit de «relations d'amitié, d'affection, qui malheureusement ont débouché sur des faits de nature sexuelle».
Le prêtre a finalement été placé sous contrôle judiciaire strict, contre l'avis du juge d'instruction et du parquet, qui avaient requis son placement en détention.
Son contrôle judiciaire lui interdit de résider dans la région, de fréquenter des mineurs et d'exercer une activité cultuelle.
Il est également astreint à une obligation de soins.
Suspendu de ses fonctions
Dans un communiqué de presse, l'évêché d'Amiens réagit à la mise en examen du prêtre de Fressenneville. Jean-Luc Bouilleret, évêque d'Amiens, affirme : «ma première pensée douloureuse se porte vers les jeunes victimes et leurs familles et tous ceux qui se sentent blessés.
Je pense par ailleurs à tous ceux qui ont fait confiance à un prêtre dans ses paroisses et qui se sentiront blessés et trompés : leur douleur est grande, comme la mienne et celle de l’Eglise. Il faut laisser à la justice le temps et les moyens de parvenir à ses conclusions : dans
l’attente d’un jugement éventuel, et sans préjuger de celui-ci, l’abbé Stéphane Gotoghian est suspendu de toute fonction liée à son ministère.»